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Lieux et monuments

Saint-Aubin ne manque pas de richesses paysagères et architecturales. Les anciennes écluses, la plage de sable, le Couvent des Sœurs du Sacré Cœur de Jésus et la vue sur les falaises d'Orival sont quelques-unes des curiosités de la ville.

Cette rubrique vous permettra de découvrir quelques uns des principaux monuments et lieux de Saint-Aubin-lès-Elbeuf ainsi que l'origine de certains noms de quartiers.

La MAIRIE
La mairie actuelle fut construite en 1914, entre les écoles Paul Bert et Victor Hugo sur la place des Martyrs, qui deviendra en 1975 la rue puis l'esplanade de Pattensen (du nom de la ville avec laquelle est jumelée notre commune). Ce nouveau bâtiment remplaça l'ancienne Mairie qui se trouvait place Jules Ferry et qui accueille désormais l'École de Musique et de Danse de l'Agglomération Elbeuvienne (E.M.D.A.E.). A la fin des années 90, les locaux ne correspondant plus aux besoins des administrés et du personnel, la restructuration des locaux est effectuée de juin 1998 à juin 1999. L'agrandissement de 359 m2 opéré à l'arrière du bâtiment existant, dans la cour de l'école, abrite aujourd'hui la salle du conseil municipal, la salle des mariages et une salle de réunion. Les services "Jeunesse, Culture, Sport" et "Affaires Sociales et Scolaires" ont emménagé dans d'anciennes salles de classe, locaux refaits à neuf, de part et d'autre du bâtiment central.
L'esplanade de Pattensen
La place de la Mairie fut aménagée en 1986 pour devenir un véritable lieu de vie : engazonnement, plantation de massifs, pose des bancs et installation d'une fontaine à jets d'eau. Pour fêter le passage à l'an 2000, la municipalité a fait installer en décembre 1999 une sculpture de l'artiste d'origine saint-aubinoise, Nicolas Popelin, "Troisième Millénaire" dans la fontaine existante. Depuis juin 2007, la sculpture "Fraternité entre Seine et Leine", inaugurée à l'occasion du 30 ème anniversaire du jumelage entre Saint-Aubin-lès-Elbeuf et Pattensen, symbolise le lien d'amitié unissant les habitants de nos deux cités.
L'Église Saint-Aubin
Jean III, mort en 1339, abbé de Saint-Ouen entreprit de bâtir l'église abbatiale. L'église, placée sous le patronage de Saint-Aubin, évêque d'Angers, fut partiellement détruite et reconstruite à plusieurs reprises. Pendant la révolution, elle devint "Le Temple de la Raison", tandis que ses cloches étaient fondues. L'église telle que nous la voyons aujourd'hui a été commencée en 1844 et voit son achèvement en 1888. En 1844, à l'initiative du curé de l'époque, l'abbé Buisson et bâtie d'après les plans de M. Barthélémy, architecte diocésain. On construisit alors les 3 nefs. Cette première partie de l'église fut bénie par M. Blanquart de Bailleul, archevêque de Rouen le 25 mars 1846. En 1864, l'abbé Gens, curé de la paroisse fit construire le transept, le chœur, le sanctuaire et la sacristie qui furent bénis par le cardinal de Bonnechose en 1865. Les 2 nefs latérales furent prolongées en 1867 par les chapelles "Des 7 douleurs" et "Des fonts". Le maître autel, riche travail de sculpture de M. Bonnet fils, date de 1874. En 1884, l'église possédait encore 5 cloches. En 1885, une horloge fut ajoutée. Aujourd'hui, de l'ancienne église bâtie du XIIème au XIVème siècles, il ne reste que le clocher : une tour en pierre supportant une élégante flèche couverte en ardoise et ornée à la base de 4 épis en plomb. Le cimetière attenant à l'église fut transféré en 1832 pour permettre l'agrandissement de l'édifice.
L'ancienne mairie
Le bâtiment qui abrite aujourd'hui l'Ecole de Musique et de Danse de l'Agglomération Elbeuvienne (E.M.D.A.E.) fut construit en 1853 sur la place Jules Ferry. Jusqu'en 1914, il abrita la Mairie puis le CINEVOG (cinéma et théâtre) et enfin l'E.M.D.A.E. qui s'y installa en 1969. L'auditorium fut inauguré le 3 décembre 1999. On trouve place Jules Ferry une stèle gravée "A nos morts" qui fut installée en 1986 pour des raisons pratiques : plus proche de la mairie et plus facilement accessible aux anciens combattants lors des manifestations.
Le Parc Saint-Rémy
Le Parc Saint-Rémy, situé au centre de la ville est un site boisé et calme au fleurissement remarquable. La Résidence, composée de deux bâtiments, fut construite dans les allées du parc en 1971 pour accueillir les personnes âgées et les jeunes ménages. Le château, construit dans les années 1800, abrita la bibliothèque municipale de 1957 à début 2005. Le château fut rénové en 1982. Dans les allées du parc, on remarquera "L'Aube", une statue de pierre et granit, réalisée par Pierre Vigoureux (1913).
Le Prieuré Saint-Gilles
Très répandu au XIème siècle, le culte de Saint-Gilles semble s'être fixé à Saint-Aubin-lès-Elbeuf dès le XIIème siècle : sa fondation est attribuée à Galeran de Meulan, seigneur d'Elbeuf au milieu du XIIème siècle. Le prieuré, situé à quelques pas de l'église, fut donné aux moines de Saint Ouen de Rouen dès sa fondation et fut doté par ses fondateurs de revenus considérables : plusieurs terres et seigneuries. L'un de ses plus considérables droits était le droit de foire et franc-marché, le 1er jour de septembre. Au XVIème siècle, le prieuré comptait parmi les plus puissants et les plus fréquentés de la région. Les religieux de Saint-Ouen de Rouen en perdirent la propriété en 1606 au profit des jésuites. En 1762, le prieuré fit retour à l'État qui le mit en économat. A la Révolution, on le vendit comme bien national. Il subsiste encore aujourd'hui certains vestiges du prieuré, le parc a, quant-à-lui, laissé place à une résidence privée.
Le Couvent du Sacré Cœur de Jésus
Le couvent du Sacré Cœur de Jésus. Cette magnifique propriété avec une "Grande Chapelle" est située au 130 rue de Freneuse. La dévotion au Cœur de Jésus se répand au XVIIème siècle. La maison religieuse de Saint-Aubin est le siège de la congrégation religieuse du Sacré Cœur fondée en 1821 par Joséphine Fréret, native du lieu. Édifié à partir de 1841, le couvent connaît un essor rapide grâce à l'installation d'un pensionnat de jeunes filles et par la présence des sœurs dans plusieurs écoles de la région. Aujourd'hui, la congrégation héberge toujours une vingtaine de religieuses. Depuis plusieurs années, la grande chapelle est le cadre de nombreux événements culturels organisés par la Ville.
Le château de Mathonville
Ce château, situé rue de Freneuse, appartenait en 1572 à la famille de Bessin de Mathonville. Les fils de Charles I de Lorraine, duc d'Elbeuf, y passèrent une partie de leur enfance, l'aîné, Charles II de Lorraine et le cadet, comte d'Harcourt. Le château qui tombait en ruines fut détruit en 1735. Il en reste encore des vestiges, notamment une tourelle bâtie en pierre, silex noir, brique et tuile, présentant un aspect d'échiquier et quelques murailles enclavées dans la propriété des religieuses du Sacré Cœur.
Le Monument aux Morts
Le monument aux morts érigé dans l'enceinte du cimetière, rue de Verdun, fut réalisé en 1921 par le sculpteur elbeuvien Robert Delalande (1879-1961) en mémoire des victimes de la Première Guerre mondiale. Il représente une femme à genoux tenant une couronne de lauriers. Sur ce monument sont aujourd'hui inscrits les noms des victimes des deux guerres mondiales. Concernant la 2nde guerre mondiale, y sont inscrits indifféremment les noms des combattants, des résistants et des déportés. Une petite plaque est dédié "A nos FFI morts pour la libération du Canton". Le nom de plusieurs batailles est gravé sur le monument. Pour des raisons pratiques lors des cérémonies commémoratives, une stèle gravée "Saint-Aubin : A nos morts pour la France" a été installée en 1986 place Jules Ferry, plus centrale et plus accessible. Le cimetière attenant à l'église fut transféré en 1832 rue de Verdun pour en permettre l'agrandissement.
Les anciennes écluses
Bâties de 1865 à 1884, ces écluses étaient alors les premières que l'on rencontrait en venant de la Basse-Seine. Elles ont fonctionné jusqu'en 1939. Les travaux de remblaiement ont commencé en 1941. Aujourd'hui désaffectées, les écluses abritent un petit port de plaisance, idéalement placé à une centaine de kilomètre du bord de la mer, qui dispose de 150 anneaux et de 350 mètres de pontons surveillés en permanence.
Le Château de Béthanie
Le Château de Béthanie, connu aussi sous le nom de Château MonPlaisir ou de Château Landry est situé 126, rue de Freneuse . Le château seigneurial de Saint-Aubin fut bâti par un Landry vers 1735, de la famille Landry, seigneurs de Freneuse, qui possédait un fief important à Saint-Aubin. Les armes de la famille étaient présentes sur la grille en fer forgée du château Landry Une histoire locale rapporte qu'un souterrain partait du château et permettait de rejoindre le Bois Landry. Totalement réhabilitée, cette demeure abrite aujourd'hui des appartements de standing et a pris le nom de "Château de Béthanie"
Le Château des Terrasses
Ce château datant du début du XIXème siècle, situé 11 rue Jean Jaurès, doit son nom à l'aménagement de son parc, qui était composé de jardins à la française et à l'italienne, en terrasses déclinées vers les berges de la Seine. Ce château de style néoclassique fut construit par JP Viard, un drapier local et fût notamment la propriété de différents industriels et banquiers de la région.


L'origine de quelques noms de quartiers et lieux dits

Visionner le plan de ville de Saint-Aubin daté de 1832

  • Hameau Pannier : Ce hameau tire son nom de l'une des plus anciennes familles de Saint-Aubin : la famille Pennier.
  • Le Hameau Bachelet, le Hameau Hazet et la Carrière Partie (qui deviendra "Le Calvaire") : Ces hameaux doivent leur nom à des familles de pêcheurs qui les habitèrent.
  • L'île du Noyer : (autrefois Nonger ou Nonyier). Située en face des hameaux des Hauts et Bas-Fourneaux, cette île doit son nom à l'arbre du même nom qui a longtemps été présent à Saint-Aubin. Outre le parti que l'on tirait du brou dans l'industrie (notamment dans la teinture des laines), son fruit entrait pour une part considérable dans l'alimentation publique. Il était d'ailleurs d'usage de planter un noyer à la naissance d'un enfant.
  • Les Feugrais : (d'origine "Feugueray"). Ce nom fut donné au début du XVème siècle aux terres qui se trouvent à l'est de Saint-Aubin, ce lieu était alors couvert de fougères.
  • Les Bas-Fourneaux et les Hauts-Fourneaux : Ces quartiers doivent leur nom à l'ancien "Passage des fourneaux". Ce passage menait aux fours à chaux situés à Orival.
  • Le Quesnot : Ce quartier tient son nom d'un petit chêne. Quesne est la forme normande de chêne et désigne un lieu caracterisé par un chêne.
  • La Pierre Saint-Georges : Quartier situé près de la gare SNCF. Il existait à cet endroit une grosse pierre meulière (roche utilisée jusqu'aux environs des années 1880 pour fabriquer des meules à grains). Saint-Georges est le patron de la paroisse d'Orival.
  • Le Tertre : Ce nom signifie éminence de terre qui s'élève dans une plaine ou encore, partie la plus haute d'une terre.
  • Le port Saint Gilles : Il se situait en bas de la place du Docteur Pain. C'est là que les bateliers effectuaient la plus grande partie des passages de la Seine pour les personnes se rendant à Elbeuf. Au début du XIXème siècle, environ 600 passages de personnes avaient lieu chaque jour. Le premier pont, pont suspendu à l'emplacement de l'actuel pont Jean Jaurès, ne fut contruit qu'en 1841 et livré à la circulation le 4 janvier 1843. A noter : durant la Révolution Française (vers 1720), le passage du Port Saint Gilles fut renommé Port de la Fraternité.
  • Le Port Angot : Ce lieu doit son nom à un ancien passage entre notre commune et celle d'Orival qui se nommait autrefois le "Port aux Gobes".
  • Les Brûlins : Ce nom vient d'anciennes bruyères ou bois détruits par le feu.
  • Les Foudriots : Ce quartier désignait la partie basse, moins élevée que les terres environnantes.
  • Les Hautes Novales, les Basses Novales (Novalles) : Désignaient les terres nouvellement défrichées.
  • Le Bois Landry : Du nom de la famille Landry, seigneurs de Freneuse, qui possédaient un fief important à Saint-Aubin.
  • Le Mauperthuis : (de pertuis, trou). Le Mauperthuis doit son nom à l'île du Maupertuis aujourd'hui disparue et qui se situait à un endroit du fleuve particulièrement dangereux.
  • Île de la Requête : Cette île s'appela île de l'Arquet (terme de tisserand), puis de l'Arquette puis de la Requête.
  • Les îles disparues : : En 1830, il existait encore au sud de Saint-Aubin de nombreuses îles. Ces îles ont disparu lors des travaux de construction de l'écluse qui commencèrent en 1865 : l'île Galet, l'île Le Comte, l'île de la Bastide, l'île Lerigot, l'île de la Relière, l'île Poirier, l'île Equionne (située au milieu de l'eau), l'île au Loup, l'île Martin, l'île Lamotte. Les îles Olivier et de Saint-Gilles, ont laissé leurs noms aux quartiers où elles se situaient.
Chemins de randonnÉE

Trois sentiers pédestres balisés vous permettront de découvrir Saint-Aubin d'une autre manière.
- Bord de Seine (secteur port de plaisance) : 4,5 km - Parcours bleu
- Centre ville (secteur mairie) : 4,3 km - Parcours orange
- Centre ville + bord de Seine : 6 km - Parcours vert