L'Histoire de Saint-Aubin-lès-Elbeuf
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Saint-Aubin, de l'Antiquité au Moyen Age n l'époque gallo-romaine (de -58 à 476) n le Moyen-Age (de 476 à 1483) |
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L'époque gallo-romaine La position de Saint-Aubin, au fond d'un des méandres les plus accentués de la Seine, séparé par le fleuve de l'antique voie de Rotomagus (Rouen) et d'Uggate (Caudebec-lès-Elbeuf), ne permet guère de lui assigner quelque importance pendant la période gallo-romaine.
Naissance de Saint-Aubin Au départ des envahisseurs romains, aux premiers temps de la période mérovingienne, la colonie qui s'était fixée sur le territoire formant actuellement la commune de Saint-Aubin, donna naissance à un village. Notre commune était, à cette époque, un lieu où l'on passait la Seine. Il y a avait donc certainement des écuries et quelques auberges pour les marchands, les voyageurs et les mariniers. On peut dire que la Seine a été à l'origine de la création de notre cité. Au moyen âge, il existait plusieurs familles du nom de Postel (de apostolus, apôtre) dont les descendants se sont perpétués dans la contrée. Le premier oratoire chrétien n'y fut fondé que dans la deuxième moitié du VIème siècle, sous l'invocation de Saint-Aubin, évêque d'Angers, mort en l'année 550. Les invasions barbares Vers l'an 820, des hommes redoutables venus des pays de la Baltique et de la Mer du Nord, les Vikings, apparurent dans l'estuaire de la Seine. Après avoir dévasté Rouen, ils s'installèrent à demeure dans l'île d'Oissel en 858 et notre presqu'île comme toutes les campagnes de la Vallée de la Seine, fut saccagée. La tranquilité ne revint que lorsque Rollon fut devenu Duc de Normandie. La féodalité
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Vie quotidienne De nombreux actes témoignent de la vie quotidienne des habitants de notre commune au Moyen Age : actes de ventes des biens, baux, cultures développée, achats de denrées, procès, impôts, noms des familles, actes de mariages, de baptêmes et de décès, aveux, description des fiefs, etc. Nous en retiendrons que notre commune comptait 45 chefs de famille dans les années 1220. La guerre de cent ans A l'époque de la guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre (1337-1451), les populations normandes furent très touchées. Au milieu du XIIIème siècle, Saint-Aubin comptait 65 paroissiens (les paroissiens étant les chefs de famille), au commencement du XlVème, il n'y en avait plus que 30, et en 1436, leur nombre fut réduit à 26 soit 130 habitants. En 1431, au nombre des juges de Jeanne d'Arc figurait un descendant des anciens seigneurs de Saint-Aubin, Richard de Grouchet, chanoine de l'église de La Saussaye. Il semble qu'il n'ait pas fait preuve d'un grand courage mais il fut compté parmi les juges qui répondirent le moins aux passions anglaises. Il parut honorablement comme témoin dans le procès de réhabilitation (1450-1456). La vigne était cultivée à Saint-Aubin au XVème siècle : on a en effet retrouvé des actes de vente en 1446. Pendant la guerre, le prieuré Saint-Gilles était tombé en ruines. Une école semble avoir existé à cette époque dans notre paroisse. Le plus ancien fondateur de prières dans l'église de Saint-Aubin fut Jean Leblanc, en 1483. A cette époque, les registres paroissiaux mentionnent une population de 350 habitants. En un tiers de siècle, la population avait donc triplé.
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Sources - Bibliographie : n H SAINT DENIS - SAINT-AUBIN JOUXTE-BOULLENG - 1888
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